La psychiatrie veut son «printemps»

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Les différents collectifs de soignants ainsi que des associations de patients en psychiatrie se sont rassemblés mardi 22 janvier à Paris. Depuis un an, le motif n’a pas varié : du personnel supplémentaire et du temps pour soigner au lieu de « contenir ». Une mission sur la psychiatrie démarrait le même jour à l’Assemblée nationale.

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L’appel a été lancé depuis l’hôpital Pinel, à Amiens. Ses soignants sont devenus célèbres pour avoir mené sept mois de grève et tenu un campement jour et nuit pendant plus de douze semaines. Si les Picards ont organisé ce ralliement à Paris, c’est pour montrer que « la lutte, ça paie » et « permet de se sentir vivant ». À Amiens, un protocole de fin de conflit a été signé mi-janvier, avec un accord pour 30 créations de poste sur les 65 demandées. Ils veulent désormais fédérer les différents collectifs de psychiatrie qui ont émergé, souvent de manière spectaculaire, depuis un an, alors que le secteur de la santé doit subir une réforme d'ampleur d'ici à 2022.