Une justice expéditive et sévère avec les présumés casseurs

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Antoine Comte, l’avocat d’un des quatre jeunes écroués samedi soir à Paris après l'incendie d'une voiture de police, dénonce un dossier judiciaire construit de façon partiale. Son client nie toute participation aux faits.

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Parallèlement au déploiement massif de forces de l’ordre – une stratégie de maintien de l’ordre discutable et parfois génératrice de violences –, les incidents autour des manifestations contre la loi sur le travail déclenchent également une répression judiciaire plus que sévère de la part des parquets. Selon des sources informées, ce sont les procureurs eux-mêmes ou leurs adjoints (et non pas les substituts) qui se chargent actuellement de déclencher ou de superviser étroitement les poursuites contre tous ceux que l’on présente rapidement comme des « casseurs ».