Contre l'égoprésident Sarkozy, le second Serment du Jeu de paume

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Plusieurs parlementaires socialistes se sont rassemblés, lundi 22 juin, devant la salle du Jeu de paume à Versailles, juste avant que le président de la République ne prononce son discours au Congrès, afin de protester contre une «séance d'égoprésidence». Dans ce lieu symbolique, «où les députés du Tiers Etat ont refusé en 1789 de se soumettre au roi de France», ils ont demandé que s'engagent des «Etats généraux pour une République moderne». Leur initiative, qui a reçu le soutien des présidents des groupes socialistes à l'Assemblée et au Sénat, rejoint un appel lancé, dès samedi, sur France Info, par Mediapart. Explication et rappel historique en forme de parti pris.

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Le lundi 22 juin 2009 restera comme un jour sombre dans l'histoire de la République française. La prise de parole du président de la République devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles est sans précédent démocratique. Si l'on excepte Louis Napoléon Bonaparte, futur Napoléon III dont le coup d'Etat contre la République guérira longtemps les authentiques républicains du présidentialisme, le seul précédent connu, celui des toutes premières années de la IIIe République, avec Adolphe Thiers en premier président, renvoie à une époque de guerre sociale, encore ensanglantée par le massacre des Communards parisiens – par les Versaillais, justement.