François Bayrou: «une réformette qui n'aborde aucune des questions essentielles»

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Au lendemain de l'adoption par le congrès de la réforme des institutions, François Bayrou nous a reçus pour évoquer ce texte et les conditions du vote. Il dénonce un «chantage» et des «menaces de couper les circonscriptions des radicaux». Il pointe surtout du doigt une «réformette qui n'aborde pas les trois questions essentielles qui se posent» et porte en elle «des germes de blocage pour la suite». Mais le combat du président du MoDem n'est-il pas un peu tardif? Entretien.
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Au lendemain de l'adoption par les parlementaires réunis en Congrès de la réforme des institutions, François Bayrou nous a reçus pour évoquer un texte qu'il juge être une «réformette» qui porte en elle «des germes de blocage pour la suite».

 

Les dirigeants de l'UMP ont évoqué, lundi, à l'annonce de l'adoption de la réforme institutionnelle «une victoire du Parlement et des citoyens, qui auront davantage de pouvoirs». Pour le leader du MoDem, il s'agit en réalité «d'une petite majorité pour une petite réforme qui ne répond pas aux trois questions essentielles qui se posent: une loi électorale plus juste, une justice et des médias indépendants». François Bayrou évoque les«germes de blocage pour la suite»qu'elle porte en elle. Pour lui, il faut «un Parlement indépendant mais pas bloquant».

 

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Interrogé sur le travail de lobbying intense mené par l'UMP en amont du vote auprès des députés UMP hésitant et des radicaux de gauche, François Bayrou est catégorique: «Si on avait voté à bulletin secret, ce texte ne serait jamais passé». Il dénonce un «chantage aux radicaux de gauche» et des «menaces de couper leurs circonscriptions». Il évoque aussi la position de Jack Lang.

 

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François Bayrou nous a reçus mardi après-midi, à son bureau au siège du MoDem. L'entretien a duré trente minutes.