Éric Dupond-Moretti, « un ami du Maroc » au gouvernement

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L’affaire Pegasus pose la question des relations du ministre de la justice français avec le Maroc, dont le roi a compté parmi ses clients. Le risque de conflit d’intérêts est à nouveau présent. « Le garde des Sceaux n’est pas un agent double au service d’une puissance étrangère », répond le cabinet d’Éric Dupond-Moretti.

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Au milieu des déflagrations en série que déclenche l’affaire Pegasus, il est un sujet encore peu abordé mais qui mérite de l’être : alors que le Maroc est accusé publiquement d’avoir cherché à espionner les téléphones d’Emmanuel Macron, d’une quinzaine de ministres, d’autres personnalités politiques et de journalistes (ce que conteste le royaume chérifien), il se trouve que l’actuel ministre de la justice français, bien en cour au Maroc, a été jusqu’à une date récente l’avocat du roi Mohammed VI. Le risque d’un nouveau conflit d’intérêts d’Éric Dupond-Moretti, déjà fragilisé par sa mise en examen pour « prise illégale d’intérêts », est bien présent.