Le dossier Pegasus

Le dossier Pegasus

Forbidden Stories, Amnesty International et seize médias internationaux ont révélé avec « Le Projet Pegasus » un immense scandale d’espionnage, qui concerne au moins onze États à travers le monde, des milliers de personnes, et Mediapart – à travers deux journalistes surveillés pour le compte du Maroc. Tous nos articles.

« Pegasus sert à récolter de l’information mais aussi à intimider »

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Sur le plateau de notre live exceptionnel consacré au « Projet Pegasus », Sandrine Rigaud et Laurent Richard de Forbidden Stories, Lénaïg Bredoux et Edwy Plenel de Mediapart, et Agnès Callamard et Étienne Maynier d’Amnesty International.

« NSO est l’entreprise israélienne la plus étroitement liée au pouvoir et à l’armée »

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Le logiciel « Pegasus » est un outil d’espionnage mais aussi de soft power sécuritaire pour Israël. Quelles conséquences pour la diplomatie ? Que répond l’Europe, alors que la Hongrie l’utilise ? Sur notre plateau : René Backmann et Amélie Poinssot de Mediapart, l’eurodéputée Renew Fabienne Keller, et Martin Untersinger du Monde

France-Maroc : « les présidents et les rois ont changé, mais pas le reste »

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Après les révélations « Pegasus », le pouvoir français est plus que timide à dénoncer les actions du Maroc. Explications lors de notre live avec Lénaïg Bredoux de Mediapart, Joseph Breham, avocat, Hicham Mansouri, journaliste marocain exilé en France, Maati Monjib, historien, et Rosa Moussaoui, journaliste.

« Projet Pegasus » : retrouvez notre émission exceptionnelle

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Dix jours après les premières révélations du « Projet Pegasus », Mediapart propose une soirée entièrement consacrée à cette vaste affaire d’espionnage de militants, journalistes et politiques à travers le monde. Nous recevons, entre autres, les représentants de Forbidden Stories.

« Projet Pegasus » : la traque de l’opposition par le régime rwandais ne surprend personne

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Le président rwandais Paul Kagamé lors d'un événement organisé par la Confédération générale des entreprises de Côte d'Ivoire à Abidjan, en 2019. © Photo Sia Kambou / AFP Le président rwandais Paul Kagamé lors d'un événement organisé par la Confédération générale des entreprises de Côte d'Ivoire à Abidjan, en 2019. © Photo Sia Kambou / AFP

Les révélations du « Projet Pegasus » pointent le Rwanda comme l’un des plus grands clients de NSO. Les autorités du pays ont ciblé plus de 3 500 numéros de téléphone. Une surveillance massive qui vise principalement les voix de l’opposition et qui ne surprend ni militants ni journalistes dans un État où la liberté de parole est très contrôlée. 

« Pegasus » : malgré l’espionnage, la France reste bien timide

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Emmanuel Macron à Bruxelles, le 20 juillet 2020. © Photo by John Thys/Pool/AFP Emmanuel Macron à Bruxelles, le 20 juillet 2020. © Photo by John Thys/Pool/AFP

Les révélations du vaste scandale d’espionnage permis par le logiciel « Pegasus » n’ont pas suscité de vive réaction d’Emmanuel Macron et son gouvernement. Eux-mêmes ainsi qu’un millier de Français·e·s sont pourtant concerné·e·s.

Agnès Callamard : « Le projet Pegasus trahit une violation des principes démocratiques »

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La secrétaire générale d’Amnesty International, Agnès Callamard, en avril 2021. © Photo Joel Saget / AFP La secrétaire générale d’Amnesty International, Agnès Callamard, en avril 2021. © Photo Joel Saget / AFP

Le « projet Pegasus », dévoilé par Forbidden Stories, Amnesty International et 17 médias internationaux met au jour un nouveau scandale de surveillance mondiale. Éclairage d’Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.

Abdellatif Hammouchi, le superflic du Maroc, au cœur de l’affaire Pegasus

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Abdellatif Hammouchi lors d'une visite à la conférence internationale sur le climat COP22, à Marrakech le 8 novembre 2016. © Photo Illustration Mediapart avec Fadel Senna / AFP Abdellatif Hammouchi lors d'une visite à la conférence internationale sur le climat COP22, à Marrakech le 8 novembre 2016. © Photo Illustration Mediapart avec Fadel Senna / AFP

Le scandale « Pegasus » sort de l’ombre le tout-puissant patron du renseignement intérieur et extérieur marocain Abdellatif Hammouchi et interroge le rôle de ce haut dignitaire du Palais que la France craint.

Éric Dupond-Moretti, « un ami du Maroc » au gouvernement

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Éric Dupond-Moretti avec le ministre de la justice marocain, Mohamed Ben Abdelkader, lors de la visite du garde des Sceaux au Maroc, le 7 décembre 2020. © Photo Fadel Senna / AFP Éric Dupond-Moretti avec le ministre de la justice marocain, Mohamed Ben Abdelkader, lors de la visite du garde des Sceaux au Maroc, le 7 décembre 2020. © Photo Fadel Senna / AFP

L’affaire Pegasus pose la question des relations du ministre de la justice français avec le Maroc, dont le roi a compté parmi ses clients. Le risque de conflit d’intérêts est à nouveau présent. « Le garde des Sceaux n’est pas un agent double au service d’une puissance étrangère », répond le cabinet d’Éric Dupond-Moretti.

Pegasus : en Israël, le gouvernement fait l’innocent

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Shalev Hulio, PDG de NSO, lors d’une interview au journal "Calcalist", le 20 avril 2020. © Capture d'écran YouTube Shalev Hulio, PDG de NSO, lors d’une interview au journal "Calcalist", le 20 avril 2020. © Capture d'écran YouTube

Les ondes de choc ressenties en France ou en Inde après les révélations de l’enquête internationale sur le logiciel espion développé par la compagnie israélienne NSO ne dominent pas l’espace médiatique israélien. Les politiques assument même de n’avoir « rien à dire ».

Commerce des armes numériques : la grande hypocrisie

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La commercialisation des armes numériques fait l’objet d’une grande hypocrisie de la part de beaucoup d’États. © Photo illustration Mediapart avec Natalia Kolesnikova / AFP La commercialisation des armes numériques fait l’objet d’une grande hypocrisie de la part de beaucoup d’États. © Photo illustration Mediapart avec Natalia Kolesnikova / AFP

L’exportation par NSO de son logiciel « Pegasus » a été rendue possible par l’absence de régulation internationale des technologies dites à « double usage ». Et si beaucoup d’États rechignent à accepter toute limitation, c’est qu’eux-mêmes exportent leurs propres armes numériques, à commencer par la France.

Pegasus : l’étrange silence des politiques français

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La France insoumise s’est fait entendre plus fortement par la voix de Adrien Quatennens, lui même ciblé par le logiciel espion Pegasus. © Photo illustration Mediapart avec Arthur Nicholas Orchard / Hans Lucas via AFP La France insoumise s’est fait entendre plus fortement par la voix de Adrien Quatennens, lui même ciblé par le logiciel espion Pegasus. © Photo illustration Mediapart avec Arthur Nicholas Orchard / Hans Lucas via AFP

Les révélations internationales sur l’usage par onze États du logiciel israélien « Pegasus » n’ont pas suscité de condamnation unanime de la classe politique française. Bien que la France soit visée, peu de voix se sont élevées pour réclamer des sanctions à l’égard des États mis en cause.

« Projet Pegasus » : Emmanuel Macron a été ciblé par le Maroc

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 © Photo Illustration Mediapart avec Fadel Senna/AFP © Photo Illustration Mediapart avec Fadel Senna/AFP

Les numéros de portables du chef de l’État, d’Édouard Philippe et de quatorze ministres figurent parmi les appareils ciblés par le logiciel espion pour le compte du Maroc. Ces révélations interrogent la sécurité nationale et les relations diplomatiques de la France.

Avec le régime marocain, la France s’est toujours compromise

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Le roi du Maroc, Mohammed VI avec François Hollande, Jack Lang, président de l'Institut du monde arabe et la ministre française du travail Myriam El Khomri, dans le train en route pour le port Tanger Med, au Maroc, le 20 septembre 2015. © Photo Alain Jocard / AFP Le roi du Maroc, Mohammed VI avec François Hollande, Jack Lang, président de l'Institut du monde arabe et la ministre française du travail Myriam El Khomri, dans le train en route pour le port Tanger Med, au Maroc, le 20 septembre 2015. © Photo Alain Jocard / AFP

Le Maroc a visé au moins 10 000 numéros de téléphone ces dernières années, dont ceux de plusieurs dizaines de Français, y compris des journalistes. Depuis trente ans, en France, les élites politiques, médiatiques et culturelles ferment les yeux sur les turpitudes de la monarchie chérifienne.

Pegasus : une enquête ouverte à Paris, le début d’un long chemin devant la justice

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Une salle d'audience du Tribunal judiciaire de Paris © Photo illustration Mediapart avec Manuel Cohen / AFP Une salle d'audience du Tribunal judiciaire de Paris © Photo illustration Mediapart avec Manuel Cohen / AFP

Grâce aux révélations de Forbidden Stories, une partie des victimes d'espionnage peuvent porter plainte et déclencher des enquêtes. Si l’attente de réparation est légitime, des procédures antérieures témoignent de l’impunité de NSO et de ses clients.

L’usage de Pegasus en Hongrie, fruit de la collusion entre Orbán et Netanyahou

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Benjamin Netanyahu et Viktor Orban lors de leurs conférence de presse conjointe à Budapest, en Hongrie, le 19 juillet 2017. © Photo illustration Mediapart avec Peter Kohalmi / AFP Benjamin Netanyahu et Viktor Orban lors de leurs conférence de presse conjointe à Budapest, en Hongrie, le 19 juillet 2017. © Photo illustration Mediapart avec Peter Kohalmi / AFP

Seul pays européen mis en cause par le « Projet Pegasus » pour son utilisation illégale du logiciel espion israélien, la Hongrie a fait ces dernières années cause commune avec Israël.

« Projet Pegasus » : l’espionnage hongrois met la pression sur l’UE

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Viktor Orban et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen lors du sommet des dirigeants de l'Union européenne à Bruxelles, le 25 juin 2021. © Photo illustration Mediapart avec Dursun Aydemir / Anadolu Agency via AFP Viktor Orban et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen lors du sommet des dirigeants de l'Union européenne à Bruxelles, le 25 juin 2021. © Photo illustration Mediapart avec Dursun Aydemir / Anadolu Agency via AFP

La Hongrie est le seul État de l’Union européenne explicitement mis en cause dans les révélations du « Projet Pegasus ». Si la Commission juge ces méthodes « inacceptables », elle se refuse à suspendre les versements du plan de relance post-Covid à Budapest.

Pegasus : un scandale inédit et une attaque contre la presse

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Les révélations du « Projet Pegasus » ont montré que Mediapart fait partie des dizaines de milliers de cibles, dans plusieurs pays du monde. Un scandale d’espionnage d’une ampleur inédite et une attaque frontale contre la liberté d’informer. Nos explications en vidéo.

« Projet Pegasus » : Mediapart a été espionné par le Maroc

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 © Photo illustration Sébastien Calvet / Mediapart © Photo illustration Sébastien Calvet / Mediapart

En 2019 et 2020, les téléphones portables de nos journalistes Lénaïg Bredoux et Edwy Plenel ont été infectés par le logiciel espion Pegasus, actionné par des services secrets marocains. Nous déposons plainte auprès du procureur de la République de Paris.

En Israël, les noces dangereuses de l’armée et des sociétés d’espionnage

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Un soldat israélien utilise un drone pour surveiller des manifestants palestiniens à Hébron en Cisjordanie, en septembre 2015. © Photo Hazem Bader / AFP Un soldat israélien utilise un drone pour surveiller des manifestants palestiniens à Hébron en Cisjordanie, en septembre 2015. © Photo Hazem Bader / AFP

Les unités de renseignement électronique de l’armée israélienne servent aussi de réseau de repérage, de sélection et de formation avancée pour les start-up locales de cyberespionnage comme NSO. Avec les risques que cette collaboration présente pour certains « geeks » piégés dans ce milieu trouble.

« Projet Pegasus » : en Inde, plus de quarante journalistes ciblés

Par Anuj Srivas et Kabir Agarwal (The Wire)
Des journalistes indiens figurant sur la liste des cibles potentielles du logiciel espion israélien Pegasus. © The Wire Des journalistes indiens figurant sur la liste des cibles potentielles du logiciel espion israélien Pegasus. © The Wire

Plus de 40 journalistes travaillant pour de grands médias indiens figurent sur une liste secrète de cibles potentielles du logiciel de surveillance israélien. Plusieurs d’entre eux ont été espionnés, probablement par une ou plusieurs agences de l’État indien.

« Projet Pegasus » : le Maroc, une dictature qui ne dit pas son nom

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Le roi du Maroc, Mohammed VI, lors de l'inauguration de la gare Agdal à Rabat, le 17 novembre 2018. © Photo Fadel Senna / AFP Le roi du Maroc, Mohammed VI, lors de l'inauguration de la gare Agdal à Rabat, le 17 novembre 2018. © Photo Fadel Senna / AFP

Plusieurs journalistes marocains ont été surveillés via le logiciel espion Pegasus de la firme israélienne NSO. Le Maroc déploie des moyens colossaux pour bâillonner les dernières voix libres et, plus largement, toute la société civile.

Au Maroc, le journaliste Omar Radi condamné à six ans de prison

Par et Rosa Moussaoui (L’Humanité)
La mère de Omar Radi lors d’un rassemblement de soutien à son fils, journaliste emprisonné, à Casablanca, le 22 septembre 2020. © Photo Fadel Senna / AFP La mère de Omar Radi lors d’un rassemblement de soutien à son fils, journaliste emprisonné, à Casablanca, le 22 septembre 2020. © Photo Fadel Senna / AFP

Un tribunal de Casablanca a condamné lundi le journaliste et défenseur des droits humains Omar Radi à six ans de prison dans une double affaire d’« espionnage » et de « viol » à l’issue de son procès en première instance.

Pegasus : un outil de surveillance redoutable et hors de contrôle

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Le logiciel Pegasus est capable de récupérer les données, même chiffrées, de n’importe quel appareil mobile. © Photo Tek image / Science Photo Library via AFP Le logiciel Pegasus est capable de récupérer les données, même chiffrées, de n’importe quel appareil mobile. © Photo Tek image / Science Photo Library via AFP

La société NSO affirme ne vendre son logiciel que dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et le crime organisé. De nombreux rapports ont déjà prouvé sa présence dans les téléphones de journalistes ou opposants de nombreux pays.

« Projet Pegasus » : des révélations d’une ampleur mondiale sur la surveillance

Le siège du groupe israélien NSO, à Herzliya, en 2016. © Photo Jack Guez / AFP Le siège du groupe israélien NSO, à Herzliya, en 2016. © Photo Jack Guez / AFP

Forbidden Stories, Amnesty International et seize médias internationaux ont révélé l’un des plus grands scandales d’espionnage de la décennie, qui concerne au moins onze États à travers le monde.