Comment la DGSI a raté Ismaël Mostefaï, l'un des kamikazes du Bataclan

Les services secrets savaient dès 2009 qu'Ismaël Mostefaï, l’un des kamikazes du Bataclan, s’était radicalisé à Chartres, dans un groupe dirigé par un vétéran du djihad, cerveau d'un attentat au Maroc en 1994. Au printemps 2014, la DGSI a perdu la trace de Mostefaï après l'avoir repéré à Chartres, quelques mois après son probable retour de Syrie. Il avait franchi la frontière turque le même jour qu'un autre kamikaze du Bataclan, Samy Amimour.

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Au lendemain de la plus sanglante campagne d'attentats terroristes que la France ait connue, le ministre de l'intérieur, Bernard Cazeneuve, a été formel : il n'y a eu aucune faille dans le renseignement français. Pas si sûr. Mediapart a pu reconstituer l'histoire de la surveillance par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) d'Ismaël Omar Mostefaï, l'un des trois kamikazes qui ont tué, vendredi 13 novembre, 89 personnes au Bataclan.

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