En France, un tiers des réfugiés sont expulsables dans un autre pays européen

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De plus en plus d’exilés, après avoir laissé leurs empreintes en Italie ou en Allemagne, arrivent en France dans l'espoir de déposer une demande d'asile. Soumis au règlement de Dublin, ils risquent d’être renvoyés d’où ils viennent. En attendant, les préfectures les assignent à résidence, manière d’assurer leur surveillance.

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Inscrite dans la loi du 7 mars 2016 relative au droit des étrangers, la possibilité donnée aux préfectures d’assigner à résidence les réfugiés « dublinés » (L 742-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile) est passée relativement inaperçue lors des débats au Parlement il y a un an. Elle produit aujourd’hui dramatiquement ses effets : empêchées de demander l’asile en France, ces personnes vivent dans la peur d’être expulsées vers un pays européen dans lequel elles n’ont pas trouvé leur place.