À l’occasion de l’examen de la réforme du droit des étrangers entamée lundi 20 juillet à l’Assemblée nationale, Les Républicains s’illustrent en ressortant sans vergogne les mesures que l’UMP, alors au pouvoir, a mises en œuvre sans résultat lors de la décennie précédente ou a renoncé à faire adopter en raison de leur incompatibilité avec les règles de droit international ou constitutionnel. Quotas, regroupement familial, intégration dès le pays d’origine, prestations sociales, aide médicale d’État : chaque intervention de Guillaume Larrivé, Claude Goasguen, Thierry Mariani ou Éric Ciotti ramène le débat dix ans en arrière, contribuant à insuffler dans l’hémicycle l’air rance d’une France repliée sur elle-même et d’une droite peinant à concevoir de nouvelles politiques adaptées au contexte migratoire mondial.