En Corse, colères et fantasmes rendent la situation explosive

Par

Au lendemain des affrontements du 13 août à Sisco, dans le Cap Corse, des slogans racistes et xénophobes ont été scandés dans un quartier populaire de Bastia, comme en décembre à Ajaccio. Après l’attentat de Nice, la situation sur l’île est des plus tendues. Les responsables nationalistes tentent de calmer les esprits, mais voient la situation leur échapper un peu plus chaque jour.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

De notre envoyée spéciale en Haute-Corse.– Sur le bas-côté de la route qui surplombe la petite crique de Sisco (Haute-Corse), les stigmates des affrontements qui ont secoué l’île pendant une semaine se résument à peu de chose : une large tache d’huile sur le bitume, un mélange de cendres et de terre, un panneau de circulation laissé à l’abandon et une odeur de caoutchouc brûlé. C’est ailleurs qu’il faut chercher les traces de ce qui s’est passé depuis le samedi 13 août. Remonter bien avant cette date. Et tenter de comprendre comment une bagarre, aussi violente soit-elle, a pu prendre une ampleur nationale, en se laissant contaminer par les clichés des uns et les fantasmes des autres.