Des migrants latino-américains sans abri aux portes de la mairie de Saint-Ouen

Par

Ils ont quitté leur pays, la Colombie, Cuba, la Bolivie, la République dominicaine, le Pérou. Certains sont partis pour des raisons économiques, d’autres pour des motifs politiques, pourtant tous se trouvent maintenant contraints de vivre dans la rue depuis leur expulsion d’un ancien entrepôt devenu un squat au début de l’année. 

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

« Quelqu'un peut m’aider à attraper Raphaël ? […] Les enfants ont réalisé qu’il est malade et ils veulent soigner son aile ! », soupire une jeune bénévole en cherchant entre les tentes le pigeon affaibli, baptisé « Raphaël » et devenu la mascotte des enfants du campement improvisé. Sous une bâche de plastique bleue, une demi-douzaine d'enfants courent entre les tentes, les matelas et les chaises installés dans la rue parallèle à la mairie de Saint-Ouen. Nourrir les pigeons et essayer de les attraper est devenu le passe-temps des plus jeunes enfants, une trentaine sur un total de 150 migrants, tous originaires d’Amérique du Sud. Ils sont contraints de vivre dans la rue depuis leur expulsion, mardi 30 juillet, d’un ancien entrepôt devenu un squat depuis le début de l’année.