L'UMP déchirée par le procès Clearstream

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Entre lapsus présidentiel télévisé et révélations en cours d'audience, le procès Clearstream provoque des dégats sans doute durables au sein de l'UMP. D’un côté, la vingtaine de villepinistes, chiraquiens et autres gaullistes qui apportent publiquement leur soutien à Dominique de Villepin. De l’autre, une poignée de sarkozystes pure souche qui défendent bec et ongles le chef de l’Etat. Et, au milieu, une majorité de moins en moins silencieuse qui émet des doutes et commence à prendre ses distances avec le chef de l'Etat. Revue de presse et enquête dans les couloirs de l'Assemblée nationale.

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Le président de la République rêvait sûrement d'un autre scénario. Après trois journées d'audience, un lapsus présidentiel tout à fait révélateur dans les journaux télévisés de TF1 et France 2, mercredi 23 septembre, et les révélations sur une rencontre Imad Lahoud-François Pérol, alors directeur adjoint du cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère de l'économie, à un moment clef de l'affaire, l'UMP se fissure. D’un côté, la vingtaine de villepinistes, chiraquiens et autres gaullistes qui apportent leur soutien à Dominique de Villepin. De l’autre, une poignée de sarkozystes pure souche qui défendent bec et ongles le chef de l’Etat. Et, au milieu, une majorité de moins en moins silencieuse qui émet des doutes et commence à prendre ses distances avec le chef de l'Etat.