Débat budgétaire: entre déni de réalité et péril sur la démocratie

Par
Tandis que l'Assemblée nationale achève sa première semaine de lecture du projet de loi de finances, l'ampleur des déficits et de la dette écrase le débat sans ébranler pour autant le dogme fiscal du gouvernement. Au fil des jours, deux réalités se dessinent selon que l'on entend la représentation nationale ou les pouvoirs publics. Embêtant.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Au-delà de la pure politique, comme autour de la suppression de la taxe professionnelle (TP) ou de la création d'une taxe carbone, on retiendra de la première semaine de discussion de la loi de finances un certain nombre de décalages. Décalages sur le présent entre ce que propose le gouvernement et ce que souhaite la représentation nationale, tous bancs confondus, même si, finalement, le groupe UMP aura cédé aux injonctions de l'Elysée sur l'ampleur du cadeau fait aux entreprises. Décalages sur le futur entre ce que prévoient les députés sur ce qui attend le pays et les perspectives officielles.