«Gilets jaunes»: les syndicats hésitent à entrer dans la danse

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Si la plupart des centrales syndicales se bouchent le nez à l’évocation des « gilets jaunes », localement, des militants franchissent le pas au nom de l’urgence sociale. La fracture reste néanmoins vive, à cause principalement des incidents racistes et de certaines revendications anti-impôts.

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Quand on appelle, au débotté, Pierre-Gaël Laveder, syndicaliste CFDT, il nous répond, son gilet jaune sur le dos, directement depuis le blocage de Magny, à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire). L’homme a été l’un des acteurs du combat, l’an dernier, contre la fermeture de l’usine Allia, à Digoin (documenté par le photographe Raphaël Helle sur Mediapart). « Fraîchement licencié économique », il est « gilet jaune » aujourd’hui.