Escroquerie et violences: des policiers accusés de graves abus envers une jeune femme gardée à vue

Par Cécile Hautefeuille

En mai dernier à Paris, une étudiante de 23 ans a passé plus de 30 heures en cellule de dégrisement et en garde à vue. Elle raconte avoir subi de graves humiliations, des blessures physiques et un vol. Pendant qu’elle était en cellule, son téléphone et sa carte bleue auraient été utilisés par des policiers au profit d’un site de paris en ligne. Plus de 500 euros ont été débités de son compte en banque. Le parquet a ouvert une enquête pour violences, vol et escroquerie.

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Cinq jours d’incapacité totale de travail (ITT). Des hématomes aux paupières, sur le cuir chevelu, sur un genou, une cuisse et une jambe. Des ecchymoses aux poignets. Un traumatisme psychologique lié à des brimades. Et un compte en banque délesté de 554,99 euros, essentiellement au profit d’un site de paris et de poker en ligne. La liste des accusations que porte Margaux*, étudiante de 23 ans, est saisissante. Les agissements reprochés sont graves. « Je suis ressortie du commissariat défigurée et dépouillée. Je ne méritais pas ça. Cette nuit-là, j’ai fait des conneries. Je les assume. Je prends mes responsabilités. Mais je ne méritais pas ça. »