Plan franco-britannique contre les clandestins de la Manche

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Les ministres français et britanniques de l'Intérieur se sont accordés jeudi à Londres sur un nouveau plan d'action pour tenter d'enrayer la multiplication des traversées clandestines de la Manche par des migrants sur de petits bateaux, souvent au péril de leur vie, ont annoncé les deux gouvernements.
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PARIS (Reuters) - Les ministres français et britanniques de l'Intérieur se sont accordés jeudi à Londres sur un nouveau plan d'action pour tenter d'enrayer la multiplication des traversées clandestines de la Manche par des migrants sur de petits bateaux, souvent au péril de leur vie, ont annoncé les deux gouvernements.

Ce plan signé par Christophe Castaner et Sajid David fait suite à la décision annoncée début janvier par Paris de renforcer la surveillance des plages et des ports du Pas-de-Calais () et au traité franco-britannique de Sandhurst, signé en janvier 2018.

Le Royaume-Uni s'engage notamment à porter son engagement financier à sept millions d'euros pour l'achat d'équipements de surveillance, tels que des caméras et des dispositifs de vision nocturne, des drones, des véhicules, etc.

Des caméras de surveillance supplémentaires seront ainsi placées stratégiquement dans les ports français, ainsi que dans des zones où les migrants peuvent tenter d'embarquer, précise le communiqué conjoint des deux ministres.

Sur ces sept millions, 3,4 millions étaient déjà programmés par le traité de Sandhurst mais n'ont pas encore été versés par le Royaume-Uni, précise-t-on de source française.

"Nous partageons les mêmes objectifs et la même analyse de la situation", lit-on dans le document signé par les deux ministres de l'Intérieur. "Il s'agit avant tout, pour les deux gouvernements, d'éviter les pertes humaines en mettant un terme à ces traversées."

La France et le Royaume-Uni s'engagent ainsi à coordonner leurs efforts "sur terre et en mer" pour prévenir ces traversées, à renforcer les échanges d'informations, notamment par le biais d'un Centre conjoint d'information et de coordination (CCIC), ainsi que la surveillance aérienne, maritime et terrestre.

Le CCIC supervisera notamment les mesures de sécurité portuaires et participera à l'évaluation conjointe de la situation migratoire et de la criminalité organisée.

Les migrants secourus en mer seront conduits vers le port sûr le plus proche, conformément aux règles maritimes internationales, lit-on encore dans ce document.

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