Gérard Collomb à Lyon ou l’art du verrouillage

Par Nicolas Barriquand

Dans son fief lyonnais, le ministre de l’intérieur a bâti un pouvoir sans partage. Son hégémonie repose sur une habileté certaine à diviser ses rivaux et opposants et sur une maîtrise des réseaux de la ville, notamment du patronat.

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Il ne boude pas son plaisir. Le 18 mai 2017, au lendemain de sa nomination au gouvernement, Gérard Collomb se compare dans les colonnes du Progrès à Gaston Defferre et Pierre Mauroy « qui étaient de très grands maires [respectivement de Marseille et de Lille – ndlr] puis qui se sont appuyés sur leur expérience pour le pays ». Impossible de l’ignorer – il ne manque jamais de le rappeler à chacun de ses passages dans les médias : le ministre de l’intérieur, qui a présenté ce mercredi 21 février le projet de loi sur l’asile et l’immigration, a été maire de Lyon.