Affaire Benalla: «Qu’ils viennent me chercher!» disait Macron. Sauf s’ils sont sénateurs...

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Cet été encore, le président de la République faisait mine de prendre toutes ses responsabilités dans l’affaire Benalla. Mais face aux conclusions accablantes du rapport d’enquête sénatoriale, l’exécutif se retranche à présent derrière la séparation des pouvoirs. Interrogés, les constitutionnalistes penchent majoritairement du côté du Sénat, regrettant une polémique « écran de fumée ».

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Le débat avait surgi à l’été 2018, au moment de la mise en place de la commission d’enquête sénatoriale sur l’affaire Benalla. Il a réapparu sept mois plus tard, mercredi 20 février, à l’occasion de la publication du rapport accablant de ladite commission. Après avoir laissé Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, expliquer, sans avoir eu le temps d’en prendre connaissance, que les conclusions des sénateurs contenaient « manifestement beaucoup de contrevérités », le premier ministre est lui-même monté au créneau pour fustiger le fruit de ces travaux parlementaires.