Sens commun refuse le front républicain de Fillon

Parmi les militants sonnés par la défaite, l'appel à faire barrage à la candidate de l'extrême droite ne fait pas l'unanimité. Sens commun, le mouvement issu de la Manif pour tous, qui a pris une place centrale dans la campagne, refuse de soutenir un candidat qui s'attaque « à tous les socles de notre pays ».

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Alors que reviennent au QG les ténors de la droite, sonnés, lui fait les cent pas dans la rue. Au moment où l’après-Fillon se prépare chez les Républicains réunis Porte de Versailles, Christophe Billan, le président de Sens commun, retrouve ses partisans dans un petit bar à proximité. Comme si, déjà, celui qui a pourtant été l’artisan de la victoire de François Fillon à la primaire n’était plus tout à fait en odeur de sainteté. Alors qu’une demi-heure plus tôt, François Fillon a clairement appelé à faire barrage à la candidate du FN, le président du mouvement issu de la Manif pour tous ne masque pas son désaccord. « Sens commun laissera une totale liberté à ses adhérents », explique-t-il à Mediapart. « Aucun électorat n’est captif. Marine Le Pen c’est le risque du chaos, mais Macron c’est la déconstruction de tous les socles de notre pays. Le choix est compliqué », poursuit-il alors qu’il s’apprête à rejoindre la porte-parole du mouvement, Madeleine de Jessey, et une poignée de sympathisants. « En ce qui me concerne, mon choix n’est pas fait. Je vais écouter ce que les candidats vont me dire. Les électeurs du Front national ne sont pas des monstres. Il faut leur parler », précise Christophe Billan.

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