Brétigny: pourquoi Guillaume Pepy doit rendre des comptes

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Malgré la gravité des révélations de Mediapart sur les aiguillages « pourris » de Brétigny, la SNCF et son patron se murent dans le silence. Ses promesses de « transparence » et de « responsabilité », faites au lendemain du déraillement mortel, n'ont pas été respectées.

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C'est une drôle de coïncidence. Vingt-quatre heures après que Mediapart a publié une enquête sur l’état des infrastructures en gare de Brétigny, le secrétaire d’État aux transports, Alain Vidalies, a annoncé mercredi soir par communiqué la démission de Jacques Rapoport, président de SNCF Réseau (l’ex-Réseau ferré de France, RFF) et numéro 2 du groupe SNCF, pour « raisons personnelles ». Dans l’entourage du secrétaire d’État, on assure que ce départ n’a rien à voir ni avec l’enquête judiciaire sur l’accident mortel de Brétigny, ni avec notre article, puisque Rapoport a remis sa démission vendredi.