Sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, la bataille pour augmenter le pouvoir de non-achat

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Près de deux ans après l’abandon de l’aéroport, les habitants de la ZAD s’opposent à l’extension des agriculteurs conventionnels. Ils défendent les coopérations pour rester contre le système, tout en étant dedans et appellent à une manifestation le 26 octobre.

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De notre envoyée spéciale sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.– À la mi-automne, sur la ZAD comme ailleurs, c’est le temps des semis, des mises en culture, des clôtures et des décomptes de subventions de la PAC. Mais sur la zone de l’aéroport qui ne verra pas le jour, c’est aussi celui de la veillée d’armes : l’accès aux terres gagnées de haute lutte est chaotique et parfois conflictuel. Les anciens squatteurs disposent d’autorisations d’exploiter sur 360 hectares, mais il leur manque des baux de fermage sur environ 200. Un siège d’exploitation a été perdu, d’autres sont menacés. Des conflits d’usage des terres les opposent aux agriculteurs qui s’étaient arrangés avec Vinci, mais aussi à d’anciens anti-aéroport.