Après les attentats, la querelle des interprétations

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La France a-t-elle été attaquée pour ce qu’elle est ou pour ce qu’elle fait ? L’interrogation traverse les médias sociaux, les conversations privées et les prises de parole publiques. Plutôt que de répondre à cette question en cherchant à se mettre dans la tête des assassins, il faut se saisir des effets politiques décisifs qu'elle dessine. 

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A-t-on été attaqué en priorité pour ce qu’on est, ou d’abord pour ce qu’on a fait ? A-t-on été attaqué parce que nos modes de vie sont insupportables aux yeux de l’organisation de l’État Islamique (EI), ou avant tout en représailles aux bombardements français effectués sur l’Irak depuis septembre 2014 et sur la Syrie depuis septembre dernier ?