Porter plainte pour violences conjugales: le parcours d’une combattante

Par Sophie Boutboul

Cynthia, 37 ans, se bat pour faire reconnaître les violences que lui a infligées son ex-conjoint, mais aussi pour le bien-être de leur enfant. Face à l’attitude de plusieurs policiers, et à des procès-verbaux qu’elle juge « mensongers », elle a saisi l’IGPN et le ministère de l’intérieur dès 2018.

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Exhorter les survivantes à parler : le premier ministre, Jean Castex, l’a fait le 2 septembre dernier. « Je dis aux femmes : n’hésitez pas à sortir de l’ombre, à sortir de la condition indigne qui vous est faite. Vous serez accueillies. Les auteurs des violences seront poursuivis sans relâche. » Mais sur le terrain, c’est une autre réalité qui affleure : celle du parcours de combattantes de nombreuses femmes violentées. L’opération Paye Ta Plainte du Groupe F et #PayeTaPolice en 2018 l’avait bien montré.