Englué dans les affaires, Nicolas Sarkozy n’a qu’une stratégie: gagner du temps

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Renvoyé en correctionnelle dans les affaires « Paul Bismuth » et Bygmalion, mis en examen pour le scandale des financements libyens, l’ex-président de la République multiplie les recours pour gagner du temps à mesure que la perspective des procès se rapproche.

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Certes, il est présumé innocent. Bien sûr, il a le droit absolu d’utiliser toutes les voies de recours qu’il estime utiles à sa défense. Mais il faut bien reconnaître que Nicolas Sarkozy, aux prises depuis plusieurs années avec trois dossiers judiciaires très menaçants, mène une guérilla procédurale à outrance. Se posant en victime d'un hypothétique complot de juges forcément « rouges », l'ancien champion de la droite est prêt à tout pour repousser les échéances judiciaires au plus tard possible. Avocat de profession, il sait aussi que les peines sont moins sévères quand les magistrats jugent de vieux dossiers, à plus forte raison quand il s'agit de personnalités éminentes.