Grève dans les centrales nucléaires: une mobilisation singulière

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L’équivalent de cinq réacteurs nucléaires a été effacé de la production nationale d’électricité depuis deux jours, indique la CGT. Ce n’est pas la première fois que des grèves provoquent des baisses de production, mais il est rare qu’elles découlent d’un mouvement national.

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L’équivalent de cinq réacteurs nucléaires, sur un total de 58. Entre mercredi 25 et jeudi 26 mai, c'est la production nationale d’électricité qui a été effacée par le mouvement de grève contre la loi sur le travail, indique la CGT Énergie. Ce n’est pas la première fois que des grèves dans les centrales provoquent des baisses de production. Mais il est rare qu’elles soient décidées dans le cadre d’un mouvement social non spécifique à la situation interne de l’entreprise.  

Aucun réacteur n’a été mis complètement à l’arrêt par les grévistes, mais sur certains sites la « baisse de charge » (c’est-à-dire la diminution de la production) a été importante. À Nogent-sur-Seine, dans l’Aube, une tranche de 1300 mégawatts (MW) a été réduite de 1031 MW. Au Blayais (Gironde), une unité a baissé son activité de 60 % et une autre de 40 % (sur quatre au total), privant le réseau de 1000 MW.