Migrants: le Conseil européen parle expulsions plutôt qu'accueil

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Lors du sommet qui a eu lieu à Bruxelles dans la nuit de mercredi 25 à jeudi 26 juin, les États membres de l'UE ont abandonné le projet de se répartir de manière contraignante 40 000 demandeurs d'asile arrivés en Italie et en Grèce. En revanche, ils sont prêts à financer des centres visant à expulser les migrants dits économiques. 

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Les égoïsmes nationaux l’ont emporté dans la nuit de mercredi 25 à jeudi 26 juin à Bruxelles, où se réunissaient les chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne pour répondre au drame migratoire se déroulant aux portes et maintenant à l’intérieur du Vieux Continent (lire les conclusions du Conseil). Ils se sont querellés pendant sept heures quant à la répartition sur deux ans de 40 000 demandeurs syriens et érythréens débarqués sur les côtes européennes et de 20 000 réfugiés ayant trouvé refuge hors d’Europe. En revanche, ils n’ont eu aucune difficulté à se mettre d’accord sur la mise en place d’un dispositif visant à faciliter les retours forcés des migrants dits économiques arrivés par la mer en Grèce ou en Italie.