Les « Pas sans nous » entendent peser sur la démocratie de quartier

La coordination « Pas sans nous », sorte de « syndicat des banlieues », veut profiter de sa reconnaissance par le ministère de la ville pour corriger les défauts entourant la création de conseils citoyens et convaincre les députés de céder une part de la réserve parlementaire.

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Jusqu'ici, tout ne va pas mal. Un mois et demi après sa constitution à Nantes (lire notre reportage), la coordination « Pas sans nous » entend bien œuvrer concrètement à la mise en œuvre, dans la politique de la ville, des principes du rapport Mechmache/Bacqué, du nom du responsable de l'association « AC le feu » (devenu porte-parole de la coordination) et d'une sociologue spécialiste de l'empowerment, sur la participation et l'interpellation citoyenne dans les quartiers populaires (lire ici). C'est un rapport, commandé par le ministère de l'égalité des territoires et François Lamy, alors secrétaire d'État dans le gouvernement Ayrault, qui a donné lieu à la création de ce « syndicat des banlieues », regroupant les acteurs associatifs présents dans les quartiers populaires. Si ce réseau jusque-là informel de militants, accompagné par des universitaires avec le soutien d'autres associations de lutte pour l'égalité (comme Droit au logement, ou ATD quart monde), a pris le temps de se construire (lire notre reportage), avant de se fonder en association nationale, l'heure est désormais aux travaux pratiques.

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