Le parti de gauche se renforce-t-il en s’épurant?

Par

À trois mois de son congrès, le parti de Jean-Luc Mélenchon a vu son seul député démissionner. Le départ de Marc Dolez succède à ceux de nombreux autres fondateurs. Mais le PG gagne des adhérents et assume sans états d'âme son centralisme démocratique et son mouvementisme.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Un de moins. La semaine dernière, le député du Nord Marc Dolez a annoncé sa démission du Parti de gauche (PG) de Jean-Luc Mélenchon. Dans un entretien à Libération, il a détaillé son désaccord à la fois stratégique (« Je ne crois pas à la thèse des deux gauches irréconciliables ni au mythe du recours ») et idéologique (« dérive un peu gauchisante » et « surenchère écologique »). Il avait pourtant été l'un des fondateurs du Parti de gauche en 2008, accompagnant l’ancien socialiste Mélenchon, devenu héraut de l’autre gauche, après leur départ commun du PS au lendemain du congrès de Reims.