Hauts-de-France: les faux-semblants de la «normalisation» du RN

Par Morgan Railane (Aletheia Press/Mediacités Lille)

Tête de liste du Rassemblement national aux régionales, Sébastien Chenu met en avant des candidats transfuges de la droite classique symboles d’une « dédiabolisation » qui serait achevée. La composition des listes départementales trahit les limites de cette ouverture.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Lancé à la conquête du conseil régional des Hauts-de-France, Sébastien Chenu a repris le flambeau de Marine Le Pen. Depuis quatre mois maintenant, il sillonne la région dans un bus où son visage s’affiche en grand à côté de celui de sa patronne. Ce qui ne l’empêche pas de revendiquer une certaine indépendance. « Les personnalités n’ont pas gagné lors des régionales de 2015 : regardez les défaites de Marion Maréchal en Paca, de Louis Aliot en Occitanie et de Marine [Le Pen] dans les Hauts-de-France, observe-t-il. On est plus près de la victoire que la dernière fois. Ma personnalité ne provoquera pas de barrage. »