Le SNU: apprendre à dire nous, au garde-à-vous

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Avec la mise en place du service national universel, Emmanuel Macron réinvente, plus ou moins consciemment, la colo de droite. Reportage à Carpentras, fin juin, auprès d’un équipage venu de l’armée, de l’Éducation nationale, de l’éducation populaire et du scoutisme. L’objectif ? Accompagner 160 volontaires de 16 ans attirés par l’idée d’un cadre rigide et l’opportunité d’un voyage en France. Le résultat ? Un « machin » qui se cherche et gagnerait à moderniser sa conception de l’engagement au service de la collectivité.

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Les deux officiers de l’armée de terre, les capitaines Hélène et Ronan, ne boudent pas leur plaisir. Habitués à côtoyer des jeunes lors de la journée défense et citoyenneté (JDC, obligatoire avant 18 ans), ils ont été dépêchés pour animer un atelier défense lors d’une session du service national universel (SNU), devant remplacer à terme cette fameuse journée. Ils n’en reviennent pas.