Contrats aidés: les quartiers prioritaires subissent de plein fouet le désengagement de l’Etat

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Le désengagement du gouvernement sur les contrats aidés et les crédits de politique de la ville touche en premier lieu les quartiers prioritaires. Illustration à Saint-Étienne-du-Rouvray, commune mise en lumière par la mort l’an dernier du Père Hamel, et sur les Hauts-de-Rouen.

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Les élèves attendent en bas de l’immeuble, assis sur un muret, leur sac sur les genoux. Charlotte Caccialupi, un grand sourire accroché au visage, embrasse chacun et chacune, tout en cherchant les clefs du local dans son barda. L’école des adultes, qui dispense des cours de français et d’alphabétisation dans le quartier du Château-Blanc de Saint-Étienne-du-Rouvray, occupe dans cet immeuble deux anciens appartements, transformés en salles de classe, avec tables en U et tableaux blancs de rigueur. Dans un coin, un vieux piano en bois surmonté de deux chandeliers semble un peu incongru. « Une touche est cassée mais il marche, assure Charlotte en ouvrant les volets, laissant la lumière emplir la pièce. C’est une bénévole qui donne des cours de musique. »