Fillon candidat, un défi lancé à toute la gauche

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La victoire écrasante de François Fillon prouve que la droite n’est pas inquiète. En choisissant le candidat le plus dur, doté du programme d’austérité le plus radical depuis la Libération, elle exprime un sentiment de toute-puissance. Pour elle, la gauche n’existe plus.

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Si François Fillon a gagné la primaire, c’est que la gauche n’existe plus. Voilà le message des électeurs de la droite. Ils sont certains que leur champion dispose du tempérament, et d’une occasion unique pour agir sans se demander si telle ou telle mesure sera trop dure à imposer, ou trop risquée à mettre en œuvre. François Fillon et Alain Juppé avaient grosso modo le même programme, c’est-à-dire le catalogue le plus libéral et le plus conservateur depuis la guerre de 1940-1945, et ce qui les a départagés, avec un écart impressionnant, c’est que le maire de Bordeaux comptait arrondir les angles, alors que le député de Paris promettait de les aiguiser. Avec lui, si l’on en croit ses discours, ce sera à prendre ou à laisser.