Et maintenant, le gouvernement se met le Parlement à dos

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Les manœuvres de Jean Castex pour une réécriture de l’article 24 de la loi sécurité ont ulcéré la majorité et créé une crise institutionnelle. Face aux images de « l'agression de Michel Zecler »», Emmanuel Macron réclame au gouvernement « des propositions pour réaffirmer le lien de confiance » avec la police. Une fois de plus.

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La nouvelle est tombée vendredi, en fin d’après-midi : la commission extra-parlementaire chargée de revoir l’article 24 de la proposition de loi « Sécurité globale », annoncée moins de 24 heures plus tôt par Matignon, n’aura finalement rien à dire sur ledit article. La « réécriture d’une disposition législative […] ne saurait relever que du Parlement », a déclaré l’entourage du premier ministre à l’AFP, qui avait pourtant indiqué la veille charger cette commission « de proposer à la représentation nationale une nouvelle écriture de l’article 24 ».