Pourquoi Nicolas Hulot n’abolira pas la chasse à courre

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Malgré la demande d’associations de défense des animaux, Nicolas Hulot a confié à L’Obs qu’il n’abolira pas la chasse à courre car « la France n’est pas encore prête à l’abandonner ».

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Alors que la communauté des écologistes condamne généralement la chasse à courre, Nicolas Hulot annonce à L’Obs qu’il ne l’abolira pas. Le magazine souligne pourtant qu’une vingtaine d’associations de protection des animaux (Fondation Brigitte-Bardot, Fondation 30 millions d’amis, L214, PETA…) ont récemment redemandé au ministre de la transition écologique ce qu’elles lui avaient déjà réclamé dans un courrier en date du 8 décembre : l’abolition de la chasse à courre.

Et pourtant, Nicolas Hulot n’en fera rien. Il avait certes déclaré voici quelque temps dans le magazine son hostilité à la chasse à courre en des termes énergiques : « À partir du moment où l’on doit tuer un animal, il faut limiter au maximum sa souffrance. Certaines pratiques, comme la chasse à courre, prolongent l’agonie et le stress d’un animal. Cela me heurte profondément. Ce n’est pas l’idée que je me fais de la civilisation. »

Toutefois, interrogé de nouveau par L’Obs, Nicolas Hulot confirme qu’il n’accédera pas à la demande des associations de défense des animaux, et il se justifie de la manière suivante : « Mon sentiment personnel ne peut pas préempter ce qui doit être un débat de société. La France, qui a été historiquement associée à la chasse à courre, n’est pas encore prête à l’abandonner. »

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