A Lorient, le climat est explosif à la Fonderie de Bretagne

Par Déborah Coeffier

Après la sidération initiale, provoquée par l’annonce de l’éventuelle fermeture de l’usine de la Fonderie de Bretagne, la colère monte parmi les salariés de la filiale du groupe Renault, à Caudan, près de Lorient. Depuis lundi, ils refusent de reprendre le travail et tiennent piquet de grève.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Prêts à en découdre. Depuis lundi, les ouvriers de la Fonderie de Bretagne (FDB) sont sur le pied de guerre. Sur le parking, austère et dépouillé, deux cents d’entre eux bloquent l’entrée de l’usine et attendent. De jour, comme de nuit. Un geste, un signe, une parole de la maison mère, Renault. « On ne sait rien. On n’entend rien. On ne voit rien », murmure David, 41 ans.