Paris débloque sous la pression des places d'hébergement pour les migrants

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Sous l’impulsion des nouvelles arrivées de migrants et des mobilisations citoyennes qu'elles suscitent, la Ville de Paris et l'État modifient par à-coups leur stratégie de mise à l'abri. Désormais orientés vers des centres d'urgence, les exilés ont le choix entre demander l'asile (sans garantie de l'obtenir) et… repartir dans leur pays d'origine.

 

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Depuis l’opération de démantèlement du campement installé à proximité de la station de métro La Chapelle à Paris, mardi 2 juin, une partie des migrants arrivés en France après avoir débarqué sur les côtes italiennes et grecques a été mise à l’abri, pendant que d’autres, pourchassés dans les rues de Paris par les forces de l’ordre, continuent de dormir dehors. En un mois, ces exilés, traversant la France du sud au nord, se sont imposés au cœur de l'actualité, suscitant un intérêt politico-médiatique inédit. Leur soudaine visibilité, alors même qu'ils sont en réalité peu nombreux (un millier environ à Paris), contraint les pouvoirs publics à réagir, selon un processus qui rappelle celui qui avait conduit à l'accueil de quelques centaines de Tunisiens arrivés dans la capitale à l'été 2011 dans le sillage du « printemps arabe » (lire nos articles ici et ).