Karachi: un fantôme aux portes de l'Elysée

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Les deux juges en charge du volet financier de l'affaire Karachi traquent un fantôme : Akim Rouichi, mort il y a seize ans. Cet ancien militant associatif avait été chargé d'opérer des écoutes clandestines sur des membres de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur pour le compte des réseaux chiraquiens, en 1995. Avait-il fait des découvertes compromettantes sur Nicolas Sarkozy ? Son frère, qui a décidé de briser plus de quinze ans de silence, le laisse entendre aujourd'hui à Mediapart.

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Un protagoniste inattendu et insaisissable a surgi dans l'enquête des juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire sur les dessous des ventes d'armes du gouvernement Balladur. Il s'agit d'un fantôme. Son nom : Akim Rouichi, mort il y a seize ans. Comme l'a révélé Le Point de cette semaine, ce militant associatif de Garges-lès-Gonesse (Val-d'Oise) avait été chargé d'espionner des membres de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur pour le compte des réseaux chiraquiens, en 1995, selon des témoignages recueillis ces dernières semaines par les policiers de la Division nationale des investigations financières (Dnif).