L'université de Strasbourg cherche désespérément un vrai budget

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François Hollande a choisi l'université de Strasbourg pour s'exprimer, jeudi, sur l'enseignement supérieur. Celle-ci est en train de revoir en catastrophe son budget alors qu'une quinzaine d’autres universités sont en déficit. 

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Pour sa première visite dans une université depuis son élection, François Hollande avait, a priori, choisi la facilité. Dans un paysage universitaire malmené par l’austérité et qui n’a vu aucun des changements attendus depuis un an et demi, l’université de Strasbourg, où il doit se rendre jeudi, devait jouer les vitrines. Issue de la fusion de trois universités, elle est, avec plus de 43 000 étudiants, l’une des plus grandes du pays et l’une des premières à être passées à l’autonomie. Son pôle de recherche, qui compte aujourd’hui trois prix Nobel en activité, est mondialement reconnu. L’université vient d'entrer dans le Top 100 du dernier classement de Shanghai, qui recense les meilleures établissements d'enseignement supérieur dans le monde.