L’ASN prise à son tour dans le piège de l'EPR

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L’ASN a finalement décidé de donner un avis favorable à la cuve de l’EPR de Flamanville. Tout en imposant un changement du couvercle d’ici à 2024, elle laisse le choix à EDF de démarrer ou non l’EPR en attendant. En refusant de trancher, l’autorité indépendante semble renoncer à la politique du zéro risque dans l'exploitation du nucléaire.

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Si le dossier d’habilitation de la cuve de l’EPR par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) n’était pas si grave et n’avait pas tant d’implications en matière de sécurité, il mériterait d’être examiné sous le seul angle de la capture du régulateur par Areva, EDF et les pouvoirs publics. Car c’est un cas d’école. Rarement une autorité indépendante ne s’est retrouvée autant piégée.