Réforme constitutionnelle: cuisante défaite pour Hollande

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Le président de la République a annoncé mercredi l'abandon de la réforme constitutionnelle. Après quatre mois de débats incessants sur la déchéance de nationalité qui ont cristallisé les oppositions à gauche, le Congrès ne sera donc pas convoqué. Le pouvoir tente d'en faire porter la responsabilité à la droite.

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« C’est un génie ! » Ainsi s’enthousiasmait un ami de longue date de François Hollande, au lendemain du discours présidentiel prononcé devant le congrès réuni à Versailles, le 16 novembre 2015. Le président de la République venait d’être ovationné par les députés et sénateurs de toutes sensibilités, trois jours après les attentats du 13-Novembre, après avoir annoncé sa volonté de changer la Constitution pour y inscrire l’état d’urgence et la déchéance de nationalité pour les binationaux condamnés pour terrorisme. Près de cinq mois plus tard, l’échec du « génie », réputé pour son habileté tactique, est cinglant.