Présidentielle: le contrôle très superficiel des comptes de campagne

Selon Nicolas Sarkozy, ses comptes de campagne de 2007 ayant été validés, il n'y aurait rien à contester, rien à soupçonner. En réalité, les pouvoirs de la Commission en charge de contrôler les comptes des candidats sont extrêmement limités. Explications. 

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La défense de Nicolas Sarkozy est habituelle chez les hommes politiques : il serait absurde de mettre en doute la légalité du financement de sa campagne de 2007, puisqu’une Commission de contrôle a tout vérifié. Cela vaudrait pour l'argent libyen comme pour l'argent de Liliane Bettencourt. Ce week-end, François Fillon l'a martelé : « Cinquante millions auraient été versés pour financer une campagne qui en a coûté 20, dont les comptes sont connus, dont les comptes ont été vérifiés, dont chacune des dépenses et chacune des recettes peut être vérifiée?! » L'argument est le même dans la bouche de Nathalie Kosciusko-Morizet, porte-parole de Nicolas Sarkozy : « Il s'agit d'imaginer un financement libyen de 50 millions d'euros, dans une campagne électorale dont les comptes sont plafonnés à 22 millions d'euros, a-t-elle ironisé. Des comptes qui ont par ailleurs été validés par le Conseil constitutionnel et n'ont donné lieu à aucune contestation. »