Pots-de-vin et comptes offshore: le poison libyen de la Société générale

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Officiellement, la tentaculaire affaire de corruption libyenne, qui a valu à la Société générale des reconnaissances de culpabilité en France, aux États-Unis et en Angleterre, était le fait d’un « manque de prudence » de quelques employés subalternes. Des documents internes à la banque française, obtenus par Mediapart, racontent une autre histoire.

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Ce devait être de l’histoire ancienne, comme un souvenir délavé. En mai 2017, quand la Société générale a dû admettre sa responsabilité dans une tentaculaire affaire de corruption avec la Libye de Kadhafi, à l’origine pour la banque d’une succession de déboires historiques devant les tribunaux de Paris, Londres et New York, le directeur général du groupe, Frédéric Oudéa, a parlé d’un « litige derrière nous ».