Laure Murat: «Cela ne rend service à personne de traiter les terroristes de fous»

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Contrairement aux attentats du 13 novembre, les attaques du mois de juillet, en France comme en Allemagne, ont été perçues comme des actes autant politiques que pathologiques. Entretien avec l’historienne Laure Murat, qui a travaillé sur les liens que peuvent entretenir folie et politique. 

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Laure Murat est historienne et professeure au département d’études françaises et francophones de l’université de Californie – Los Angeles (UCLA). Elle a notamment publié L’Homme qui se prenait pour Napoléon. Pour une histoire politique de la folie (Gallimard, 2011), dans lequel elle observe le XIXe siècle depuis les asiles, afin de comprendre quels impacts les événements historiques ont sur la folie et les pathologies. Elle est également l’auteur de La Maison du docteur Blanche – Histoire d’un asile et de ses pensionnaires, de Nerval à Maupassant (Lattès, 2001), de La Loi du genre : une histoire du « troisième sexe » (Fayard, 2006) et de Relire. Enquête sur une passion littéraire (Flammarion, 2015).