L’«abus de pouvoir» au centre du procès Tron

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Plusieurs témoins, qui travaillent à la mairie de Draveil, disent à la cour d’assises tout le bien qu'ils pensent de leur maire Georges Tron. Face à eux, d'anciennes salariées racontent s'être retrouvées tétanisées face à l'élu. Quant à l'ancien DRH de la commune, il déclare que le maire lui faisait embaucher de belles jeunes femmes « sans aucune compétence », en situation financière difficile.

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C’est un défilé homogène, au discours lisse et maîtrisé, parfois identique au mot près. Chaque jour ou presque, depuis l’ouverture du procès de Georges Tron le 23 octobre, les témoins cités par la défense du maire (LR) de Draveil (Essonne) viennent chanter les louanges de l’édile, un homme travailleur, chaleureux et assez « tactile ». Ils décrivent une ambiance de travail « tout à fait normale » à la mairie, et critiquent durement les deux plaignantes, celles qui accusent le maire de viols en réunion et d’agressions sexuelles en réunion.