France insoumise: derrière la crise, l’impasse d’un mouvement «gazeux»

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Évictions, démissions, prises de bec en public… La constitution erratique de la liste pour les européennes de LFI a révélé les fragilités de ce mouvement tiraillé entre plusieurs lignes politiques et stratégiques, qu’aucune instance démocratique interne n’a jusqu’ici permis de réguler.

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Il y a le feu, mais Jean-Luc Mélenchon voudrait que l’on regarde ailleurs : « Ras-le-bol des médias qui nous grillent la moitié de notre temps de parole à nous faire commenter les déclarations personnelles de tel ou tel des 500 000 insoumis », a-t-il tweeté, mercredi 28 novembre. La veille, le comité électoral de La France insoumise (LFI), chargé des candidatures aux européennes de 2019, avait annoncé l’éviction de la liste de deux anciens proches de Jean-Luc Mélenchon : François Cocq, ex-cadre du Parti de gauche, organisation à l'origine de La France insoumise, et Djordje Kuzmanovic, qui fut son conseiller sur les questions internationales à la présidentielle.