Asselineau, le «Frexit» sinon rien

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Le fondateur de l’UPR, un parti méconnu mais très actif sur Internet, a réussi à obtenir les 500 parrainages. Son programme tient en trois points : non à l’Union européenne, non à l’euro, non à l’Otan.

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Sous les bravos et les hourras, François Asselineau, pataud et ému, écarte les bras, les referme. C’est son jour : ce samedi 25 mars, son parti, l’Union populaire républicaine (UPR) fête ses dix ans dans un centre de l’est parisien. On entend des « Asselineau président ! ». L’homme sur la scène, parfait inconnu, s’est qualifié pour la présidentielle grâce à 587 parrainages récoltés auprès de maires. Cet après-midi, il y a bien 4 000 personnes, venues de toute la France pour l’applaudir : le monde parallèle des « asselinistes » ne rate aucune des vidéos de leur héros sur Youtube. Avec une belle constance, ils couvrent depuis dix ans les ronds-points et les ponts d’affiches à son effigie.