Dossier Comprendre le naufrage Tarnac

Reportage à l'«épicerie terroriste» de Tarnac: la libération de Coupat relance la bataille politique

France

Ambiance à Tarnac et dans son «magasin général» (photo), alors que Julien Coupat a été libéré ce jeudi vers 17 heures. Ce n'est ni la joie ni la liesse qui dominent, mais la politique. On cherche à marquer sa différence. A ne pas être beau joueur. A ne rien céder, ni à la justice ni, peut-être, à soi-même. Et surtout pas au rouleau compresseur de l’agenda judiciaire. «Nous voulons affirmer le conflit», dit un proche de celui que la justice suspecte d'être le chef des saboteurs de la SNCF.

Julien Coupat: «L'antiterrorisme est la forme moderne du procès en sorcellerie»

France

Ironie, fronde, démentis. Aux policiers, Julien Coupat, mis en examen dans l'affaire du sabotage des lignes TGV, a opposé un silence constant – qui en dit long sur son engagement. Face au juge, il s'est montré plus disert. Et ses déclarations, auxquelles Mediapart a eu accès, éclairent l’«affaire Tarnac» sous un jour nouveau. A lire également nos révélations sur les anomalies de l’enquête et la surveillance toute particulière dont Julien Coupat fait l’objet en prison.

Tarnac: «Mon fils est otage du ministère de l’Intérieur», accuse Gérard Coupat

France

Entre deux visites à son fils en prison, soupçonné par la police d'être le chef de la «cellule invisible» qui serait impliquée dans des actes de sabotage à la SNCF, le père de Julien Coupat témoigne en vidéo pour Mediapart. Sur l'affaire, sur son fils, sur la justice, sur la police, sur la prison. Yldune Lévy libérée vendredi, Julien Coupat reste le seul de l'affaire en détention provisoire. Une drôle de manœuvre a eu lieu au Palais de justice de Paris, sur laquelle Gérard Coupat revient en détail, et qui a permis son maintien en prison. Tandis que les soutiens se multiplent.

Sabotage SNCF: la police a fait «un pur montage»

France

Benjamin Rosoux et Mathieu Burnel, tous deux désignés par la police comme faisant partie du « premier cercle » de la Cellule invisible responsable des sabotages de caténaires de la SNCF, contestent en détail le rapport de la Sous-direction de la police antiterroriste, révélé par Mediapart. C'est un montage, un «pur ouvrage de scénarisation», assurent-ils. Ils reviennent aussi sur les conditions de leur garde à vue. Au même moment, une autre piste, venue d'Allemagne, évoquée par Mediapart dès le 22 novembre, fragilise encore un peu plus cette enquête de police qui n'a pu rassembler aucun élement de preuve matérielle. Premier volet de notre enquête.

Sabotage à la SNCF: retour sur un emballement politique

France

La chronologie des faits est éclairante: l'opération contre les neuf de Tarnac fut médiatiquement maîtrisée de bout en bout par l'intérieur. A ceci près, comme nous le révélons, que la police aurait préféré différer les interpellations. Affaire politique, affaire médiatique, second volet de notre enquête avec les témoignages directs de deux mis en examen et du porte-parole du ministère de l'intérieur.

Les «anarcho-autonomes», le fantasme du réseau et la réalité des écrits

France

«Terroriste», «leader d'ultra-gauche», «illuminé»? Parmi les suspects arrêtés et placés en garde à vue, mercredi 12 novembre, dans l'enquête sur le sabotage des caténaires de la SNCF, la police détient-elle un chef clandestin de la «mouvance anarcho-autonome» en la personne d'un des auteurs du pamphlet L'Insurrection qui vient, qui a connu un certain succès de librairie?