La cheffe des député·es du RN est jugée en appel depuis le 13 janvier 2026 dans l’affaire des assistants parlementaires européens. En première instance, elle a été condamnée à deux ans de prison ferme et à cinq ans d’inéligibilité immédiate pour détournements de fonds publics. Comme la plupart des vingt-deux autres prévenu·es, elle a nié l’existence d’un « système » de 2004 à 2016 pour rémunérer sur fonds européens des cadres du parti.
Le maire de Perpignan a peiné jeudi, devant la cour d’appel de Paris, à justifier le contrat d’assistant parlementaire européen qu’il avait signé avec un permanent du FN en 2014. Ce dernier s’est suicidé au siège du parti en 2025.
Alternant éléments de langage et protestations d’innocence, la cheffe de file du RN a peiné à justifier les salaires d’assistants parlementaires européens versés à des proches, mercredi devant la cour d’appel de Paris.
Interrogée sur le système de gestion centralisée des assistants parlementaires européens, et sur le cas de Julien Odoul, la cheffe de file du RN n’a pas fourni d’explications convaincantes, mardi à la cour d’appel de Paris.
L’eurodéputé Nicolas Bay a reconnu avoir employé son assistant Timothée Houssin à des tâches qui ne concernaient pas le Parlement européen, lundi devant la cour d’appel de Paris. Mais il dit n’avoir pas eu conscience de commettre un délit.
Auditionné jeudi lors du procès en appel du Rassemblement national, Fernand Le Rachinel a eu du mal à justifier les salaires d’assistants parlementaires qu’il a versés, en tant qu’eurodéputé, au garde du corps et à la secrétaire particulière de Jean-Marie Le Pen.
Au premier jour du procès en appel de l’affaire des assistants du RN, la cheffe de file du parti d’extrême droite a esquissé une défense plus apaisée et moins politique qu’en première instance.
Le procès en appel de l’affaire des assistants parlementaires européens du Rassemblement national s’ouvre mardi 13 janvier à Paris. La cheffe de file du parti d’extrême droite espère échapper à une peine d’inéligibilité immédiate à l’issue des débats.
À l’été 2013, Ludovic Lamant vient de s’installer à Bruxelles comme correspondant de Mediapart. La création du poste est surtout guidée par la crise des dettes souveraines et les menaces qui pèsent sur l’euro. Mais le journaliste va rapidement s’intéresser à un autre sujet : les assistants de Marine Le Pen. Retrouvez les coulisses de cette enquête que nous avions racontées dans notre newsletter hebdomadaire.
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La cheffe des députés du Rassemblement national sera jugée en appel à partir du 13 janvier 2026 dans l’affaire des assistants parlementaires européens. Autour d’elle, plusieurs avocats tentent de lui faire infléchir la rhétorique antisystème adoptée en première instance.
Depuis sa condamnation lundi 31 mars par le tribunal correctionnel, Marine Le Pen et ses alliés n’ont cessé d’asséner des contre-vérités et de semer le doute sur la légitimité du jugement. Cette vidéo rétablit des vérités factuelles en quelques minutes.
L’ex-présidente du RN a été reconnue coupable et condamnée à quatre ans de prison, dont deux ans ferme, et à cinq ans d’inéligibilité avec application immédiate. La députée d’extrême droite a quitté le tribunal avant même le prononcé des peines.
La patronne du Rassemblement national risque d’être privée de candidature à la présidentielle, même en cas d’appel. Mais la mise à exécution immédiate des jugements de première instance touche en réalité des dizaines de milliers de condamnés chaque année.
Alors que Marine Le Pen peut être condamnée pour détournements de fonds publics et déclarée inéligible par la justice lundi 31 mars, les cadres du parti d’extrême droite oscillent entre politique de l’autruche et arguments éculés sur un prétendu « gouvernement des juges » voulant mettre à mal la démocratie.
Le procès des assistants européens du RN s’est achevé mercredi avec la plaidoirie de Rodolphe Bosselut, au nom de l’ex-présidente du parti. Le tribunal correctionnel de Paris a mis son jugement en délibéré au 31 mars.
Au dernier jour du procès de l’affaire des assistants parlementaires, le RN a répété qu’« il n’y a pas d’enrichissement personnel ». Le parquet estime de son côté que les détournements de fonds présumés ont profité aux Le Pen et à leurs proches. Mediapart exhume les rémunérations élevées de plusieurs de leurs fidèles.
Le président du Rassemblement national a prétendu que « ne pas avoir de condamnation à son casier judiciaire » est la « règle numéro 1 » pour être candidat de sa formation. Mediapart liste pourtant une dizaine de parlementaires ou de personnalités investies qui dérogent à la règle. Dont Marine Le Pen et le parti lui-même.