Marine Le Pen a été mise en examen vendredi pour abus de confiance et complicité d'abus de confiance dans l'affaire des assistants parlementaires européens. Ouverte en 2015, cette enquête porte sur 17 eurodéputés et une quarantaine de collaborateurs du FN.
D'après nos informations, Charles Van Houtte, pilier du système frontiste au Parlement européen, a été perquisitionné vendredi dans le cadre de l'enquête sur les emplois fictifs présumés. Mediapart et Marianne ont enquêté sur ce discret comptable belge, administrateur du groupe du FN au Parlement, devenu l'homme de confiance de Marine Le Pen à Bruxelles.
Des mails obtenus par Mediapart et Marianne démontrent que Marine Le Pen a été informée de la situation problématique de son ancien conseiller Gaël Nofri, soupçonné d'avoir été rémunéré pendant la campagne de 2012 par un contrat « fictif ». La justice a été saisie de ce cas le 3 mars, dans l'affaire des assistants parlementaires du FN.
Marine Le Pen a été convoquée par les juges d'instruction en vue d'une possible mise en examen dans l'enquête sur l'affaire de ses assistants parlementaires européens, a-t-on appris vendredi de l'un de ses avocats, Me Marcel Ceccaldi.
Convoquée le 22 février, la présidente du FN a déclaré qu’elle ne se rendrait à aucune convocation policière ou judiciaire jusqu’aux élections législatives, en juin. L'année dernière déjà, Marine Le Pen avait refusé de se présenter devant les juges dans l'affaire du financement des campagnes de 2012.
Mediapart et Marianne révèlent le rapport confidentiel de l’Office antifraude européen transmis à la justice française, qui enquête sur les assistants de Marine Le Pen au Parlement. Le gendarme européen soupçonne notamment qu’« un faux contrat de travail » a été établi pour son ex-assistant et garde du corps Thierry Légier. Ce que la présidente du FN conteste.
Marine Le Pen a réfuté tout contrat « fictif » de son garde du corps Thierry Légier, rémunéré fin 2011 comme assistant au Parlement européen. De nouvelles informations obtenues par Mediapart et Marianne montrent que ce contrat d'assistant de Thierry Légier est entouré de zones d’ombre.
Le Parlement européen annonce, ce jeudi 2 février, qu’il procède au recouvrement des salaires de deux des assistants de Marine Le Pen à Strasbourg et Bruxelles, soupçonnés d'emploi fictif.
D’après nos informations, le parquet de Paris a ouvert, le 15 décembre, une information judiciaire pour « abus de confiance », « escroquerie en bande organisée », « faux et usage de faux » et « travail dissimulé » dans l’affaire des soupçons d’emplois fictifs des assistants du FN au Parlement européen.
D’après nos informations, la présidente du FN a reçu ce lundi un courrier du Parlement européen lui réclamant le remboursement de 298 000 euros qui lui auraient été « indûment » versés. Elle est soupçonnée d’avoir employé de manière fictive, sur des fonds européens, deux assistants parlementaires.
Mediapart et Marianne révèlent que l’Office européen de lutte antifraude (OLAF) demande le recouvrement de 339 000 euros versés « indûment » à Marine Le Pen, pour l'emploi de deux assistants à Strasbourg. L'OLAF explique à Mediapart qu'il « surveille[ra] étroitement les actions prises à la suite de ses recommandations ». Sur la base de son rapport, le parquet de Paris a élargi son enquête préliminaire sur les soupçons d’emplois fictifs d’une vingtaine d’assistants parlementaires FN.
Après les bureaux de Jean-Marie Le Pen mardi, au tour du siège du Front national d'être perquisitionné, mercredi matin, dans le cadre de l'enquête sur les assistants du parti au parlement européen. D'après nos informations, les enquêteurs ont aussi ciblé certains assistants parlementaires mardi.
Le parquet de Paris a ouvert le 24 mars une enquête préliminaire pour « abus de confiance » présumés dans l’affaire des assistants du FN au parlement européen, à la suite du signalement du président du parlement Martin Schulz, le 9 mars. L'enquête a été confiée à l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF).
Le Front national a-t-il utilisé les fonds européens pour rémunérer ses cadres? La question est au cœur de l'enquête de l'office anti-fraude européen. S'il ne serait pas le seul parti concerné, plusieurs éléments démontrent la spécificité du cas du FN à Strasbourg. Marine Le Pen, elle, dénonce une « opération politique » à une semaine des élections. Décryptage de l'affaire et des questions qu'elle pose.
Le parlement européen a alerté lundi la ministre de la justice française « sur une possible utilisation frauduleuse de fonds européens » par le Front national à Strasbourg. Dans cette lettre, évoquée par Le Monde et consultée par Mediapart, le président du parlement s'inquiète de « l'ampleur » des « constatations qui touchent un parti politique français de premier plan ».
Piocher dans la manne européenne soulage les finances de leur parti. Mediapart détaille plusieurs cas d'eurodéputés français qui utilisent l'enveloppe du parlement pour rémunérer des militants.