Syrie: à Genève, les négociateurs évoluent en terrain miné

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L’émissaire des Nations unies pour la Syrie a réussi à réunir à Genève, dans des pièces différentes d’un même bâtiment, les représentants du régime et de l’opposition. Mais les positions des deux camps sont si éloignées, la situation stratégique si chaotique, qu’un succès tiendrait du miracle.

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Les négociations sur la Syrie qui se sont ouvertes vendredi à Genève, avec quatre jours de retard sur le calendrier originel, commencent mal et n’incitent pas à l’optimisme. La délégation du gouvernement de Damas comprenant, selon la liste communiquée à l’ONU, trois diplomates et huit juristes, est arrivée vendredi en début d’après-midi. Elle est dirigée par deux diplomates chevronnés : le vice-ministre des affaires étrangères Fayçal Moqdad, 62 ans, et l’ambassadeur de Damas à l’ONU, Bachar Jaafari, 60 ans, diplômé en sciences politiques de la Sorbonne. Tous les deux dirigeaient déjà la délégation syrienne lors des pourparlers de février 2014 (Genève II) qui se sont terminés par un échec après trois semaines de vaines discussions. Ils sont tenus, selon un diplomate qui les a vus à l’œuvre en 2014, pour de « très bons négociateurs, très compétents et familiers des processus de l’ONU ».